La lumière du pardon

Nous sommes les uns dans les autres…

Bien sûr que ça fait mal de se faire abandonner, d’être rejeté/e ou jugé/e. D’être trahi/e, de vivre une injustice ou simplement de ne pas être reconnu/e à ta juste valeur.

Oui, c’est difficile de subir la négligence ou de l’abus, qu’ils soient physique ou psychologique. D’être manipulé/e ou utilisé/e n’est jamais agréable. Simplement constater, soudainement, la « fausseté » d’une relation peut être blessant.

En faits, tout peut être blessant lorsque cela est pris « personnellement ».

C’est pourquoi il faut voir et comprendre les dynamiques sous-jacentes.

Personne ne se lève un matin en souhaitant être une mauvaise personne, faire du mal à son prochain ou s’en prendre aux gens ou à leurs biens. C’est quelque chose qui se construit… à force de souffrances. La souffrance est une roue qui tourne ici-bas et celle-ci se transmet de génération en génération, bien inconsciemment. Et parfois dans la vie, il n’y a rien de pire qu’une personne bien intentionnée…

Lorsque l’amour veut définir et modeler l’autre, il devient emprisonnant, étouffant. Lorsqu’il croit qu’il sait et comprend l’autre mieux que cet autre ne pourrait le faire lui/elle-même, il devient brimant.

Lorsque l’amour tente d’offrir à l’autre ce qu’il aurait aimé recevoir, cela peut paraître être une amélioration. Mais ce n’est pas forcément ce que cet autre a besoin non plus.

Et lorsque l’amour n’a pas appris à prendre soin de soi-même, il ne peut l’enseigner à l’autre…

Nous ne savons pas ce qu’est l’amour.

Nous sommes ici pour apprendre ce qu’il est véritablement.

Être moins réactif aux comportements vus ou considérés comme négatifs est déjà un excellent commencement. Moins réactif ne veut pas dire « subir ». C’est simplement garder son calme, ne pas entrer dans la dynamique de l’autre et savoir se retirer pour prendre du recul.

Personne n’a à subir de l’abus ou de la violence. Qu’ils soient physiques ou verbaux.

C’est d’ailleurs le premier pas pour changer les choses: Répondre pacifiquement à la violence par le retrait. Ce n’est pas fuir, au contraire! C’est demeurer stable en soi et affirmer dans le calme que ce genre de comportements n’est pas acceptable pour nous. C’est poser un geste concret pour mettre fin à une dynamique ou soit on endure, soit on réagit à la violence par encore plus de violence. Ou encore, par ces comportements blessants auxquels on veut mettre fin comme le rejet, la trahison, l’injustice, etc.

Mais c’est aussi laisser une porte ouverte pour régler la situation, dans une communication qui devra être calme, franche et ouverte.

Si on ne peut admettre que l’autre n’a pas forcément agit dans l’intention de nous blesser mais simplement parce qu’il ou elle ne sait pas faire autrement, rien ne se règlera jamais…

Si tu veux que l’autre comprenne pourquoi son comportement te dérange, tu dois d’abord savoir toi, d’où vient ta propre réactivité, ce qui te blesse. Et si tu veux réellement régler la situation, tu devras t’ouvrir sur toi, ton vécu et ton ressenti. Accepter de baisser la garde…

On ne peut aimer plus ou aimer mieux, si on ne se comprend pas d’abord soi-même. Et c’est lorsqu’on apprend à se comprendre et s’aimer qu’on commence à comprendre les autres et les aimer. C’est ce qui nous permet de prendre de la distance, de se détacher du personnage et de son histoire et de prendre les choses moins personnellement.

De voir même à quel point tous ces dénis d’amour que nous avons les uns envers les autres sont des expériences qui sont là pour nous apprendre, justement, à mieux aimer. Que là se situe une grande partie du jeu de la vie: Dans le relationnel.

Pour aimer, il faut une altérité, un objet. L’autre, un enfant ou une petite bête dont il faut prendre soin, une passion pour un travail ou un hobby, Dieu, la vie, bref, quelque chose. Et si l’on doit reconnaître que sa Nature Véritable est Amour pour que la coupe puisse se remplir, encore faut-il pouvoir faire ensuite que celle-ci puisse se déverser d’un vase à l’autre. Être seul/e à sa table avec une coupe pleine, cela peut être agréable, mais c’est bien plus amusant de pouvoir partager ce bon moment avec autrui.

Nous sommes les uns avec les autres, les uns dans les autres, nous sommes l’autre.

Il n’y a pas d’erreurs, de méprises ou de mal.

Il y a Ce qui Est dans l’instant. Et dans cet instant, tout est source d’amour, tout est source de transmission, de partage et d’élévation potentielle.

Mais cela ne peut se faire que lorsqu’on se libère de ses mécanismes de protection et de fermeture. Or, ne se libère que celui ou celle qui a compris que ces mécanismes sont présents en chacun de nous. La compassion vient quand on se reconnaît dans l’autre.

En ces temps de partage et de réjouissances, tendons l’oreille à ce qui peut se révéler au-delà des paroles. Dans ce que les regards, les silences et les moments de présence peuvent laisser filtrer à travers nous, d’une façon parfois plus éloquente que ce qu’aucune parole ne saura jamais dire pleinement:

La lumière du pardon.

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