C’est difficile…

En cette journée mondiale de la santé mentale, je t’écris ce texte qui a pour but de te rassurer quant à certaines de tes perceptions.

C’est tout à fait normal de trouver cela difficile…

C’est difficile de sentir de la tristesse, de l’angoisse, du stress, du désespoir ou toutes autres de ces émotions qui nous chavirent et nous chamboulent;

C’est difficile de vivre dans un monde qui n’accorde pas d’importance à l’expression juste mais oh combien (!) nécessaire de nos sentiments;

C’est difficile et tellement lourd de toujours devoir se protéger, se cacher, montrer que les plus beaux aspects de soi, de devoir toujours sauver les apparences ou jouer des rôles;

C’est normal de te sentir étouffé, d’avoir les mots pris dans la gorge et les émotions tordues dans le ventre à force de toujours ravaler et ne pas avoir d’espaces pour t’exprimer. Et c’est normal de te sentir comme une merde à chaque fois que l’expression de ta détresse n’engendre que des « ben non, c’est pas grave, ça va mieux aller demain ». Le sentiment d’illégitimité que tu ressens à chaque fois que tu entends cela est tout à fait normal.

C’est aussi normal si au contraire, tu te sens complètement vide. Tellement que tu as l’impression que tu n’es plus en mesure de rien ressentir du tout. Qu’à force de forcer, tu aies fini par te déconnecter complètement de toute cette souffrance que tu n’as maintenant plus le courage d’affronter.

Mais c’est tellement facile aussi d’en vouloir aux autres pour leur manque d’écoute. D’en vouloir à ce monde pour le manque de ressources disponibles pour nous venir en aide. D’en vouloir à ceux et celles qui nous ont fait souffrir par le passé, à ces gens qui peuvent rapidement devenir responsables de souffrances qui sont pourtant là, à l’intérieur de nous.

Dans le fond, tout ce que nous voudrions, c’est d’avoir quelqu’un là, pour nous aider à porter ce fardeau, ou même parfois quelqu’un pour le prendre à notre place et nous en délester.

Le problème, c’est que chacun de nous avons notre fardeau à porter et que lorsque nous croulons sous le nôtre, il est presque impossible de voir que l’autre aussi a déjà peut-être un genou au sol, parce qu’il peine avec le sien. Alors, écouter l’autre devient un exercice surhumain. Surhumain parce que nous sommes déjà pris avec une cacophonie interne, là dans notre tête, qui fait en sorte que nous peinons à nous écouter nous-même.

Pourtant, c’est seulement ça qu’il y a à faire…

Écouter.

T’écouter.

Te donner cette permission. Te donner la permission de baisser les bras, d’abdiquer quelques jours, quelques semaines et peut-être même quelques mois pour te déposer et laisser le bruit intérieur être le bruit. Les émotions être ce qu’elles sont et laisser à tous ces mouvement qui prennent place en dedans, la chance de pouvoir t’instruire.

Sur ce qui ne va pas dans ta vie. Sur ce qu’il y a à y changer. Sur des besoins que tu renies, que tu étouffes parce que tu penses qu’ils ne sont pas légitimes, que ce sont des caprices, qu’ils sont égoïstes ou que tu n’es pas dans un contexte où il est possible de changer quoique ce soit à ta situation. Mais ces croyances ne sont là que parce que JUSTEMENT, tu ne te donnes pas la permission, que tu ne t’autorises pas à être faible, à être vulnérable à toucher à ta sensibilité.

Tu ne le vois peut-être pas, mais tu fais exactement ce que tu reproches aux autres:

Tu ne t’écoutes pas;

Tu ne t’offres pas le temps, pas plus que l’espace et/ou le lieu pour te délester de ton fardeau.

Ce fardeau est tien, il n’appartient à personne d’autre. Et, tu ne peux probablement pas le voir en ce moment, mais ce fardeau n’est pas un fardeau, c’est un cadeau. Qui vient du plus profond de toi, de ce lieu de paix et de silence en toi qui se manifeste à sa façon, pour te signaler que tu vaux plus que ça.

Que tu vaux plus que le fait de te percevoir comme une personne qui ne vaut pas la peine d’être écoutée, qui n’a pas droit au bonheur, qui est impuissante à changer les choses dans sa vie ou pire qui ne mérite pas de vivre

Tout ça, ce sont des croyances qui sont là et que tu entretiens depuis tellement longtemps, que tu es maintenant rendu à croire que c’est tout ce que tu vaux.

Pourtant tu vaux la peine! La peine de t’écouter, de t’accueillir et de te recevoir dans tout ce que tu perçois être les moins belles parts de toi. Et si tu es rendu à croire que personne ne peut te comprendre et te recevoir dans ta souffrance, c’est peut-être parce qu’il te faut voir que la SEULE personne qui peut réellement le faire…

C’est TOI.

Si tu n’es pas doux, patient et aimant avec toi, qui le sera?

❤️

Avec tout mon amour 🌹,

Diane

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